Le barème kilométrique permet de calculer le coût d’utilisation d’un véhicule personnel pour des déplacements professionnels. Il sert à la fois aux salariés qui déclarent leurs frais réels, aux employeurs qui remboursent des indemnités kilométriques et à certains indépendants. Le barème 2026, publié pour la déclaration des revenus 2025, est reconduit à l’identique de 2025, sans revalorisation. Voici les tableaux officiels, la méthode de calcul avec des exemples et les règles à connaître côté entreprise.
Et le barème kilométrique 2027 ? Il n’est pas encore publié. Le barème qui s’appliquera aux revenus 2026 (déclarés en 2027) est attendu au printemps 2027. Cette page sera mise à jour dès sa publication officielle.
Barème kilométrique 2026 des voitures
Dans les formules ci-dessous, d correspond à la distance parcourue à titre professionnel sur l’année, en kilomètres.
| Puissance fiscale | Jusqu’à 5 000 km | De 5 001 à 20 000 km | Au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d × 0,529 | (d × 0,316) + 1 065 | d × 0,370 |
| 4 CV | d × 0,606 | (d × 0,340) + 1 330 | d × 0,407 |
| 5 CV | d × 0,636 | (d × 0,357) + 1 395 | d × 0,427 |
| 6 CV | d × 0,665 | (d × 0,374) + 1 457 | d × 0,447 |
| 7 CV et plus | d × 0,697 | (d × 0,394) + 1 515 | d × 0,470 |
Ce barème s’applique aux voitures thermiques, hybrides et à hydrogène. La puissance fiscale figure sur la carte grise, rubrique P.6.
Barème 2026 des voitures électriques
Pour les véhicules 100 % électriques, le montant obtenu avec le barème est majoré de 20 %. Le tableau ci-dessous intègre déjà cette majoration.
| Puissance fiscale | Jusqu’à 5 000 km | De 5 001 à 20 000 km | Au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d × 0,635 | (d × 0,379) + 1 278 | d × 0,444 |
| 4 CV | d × 0,727 | (d × 0,408) + 1 596 | d × 0,488 |
| 5 CV | d × 0,763 | (d × 0,428) + 1 674 | d × 0,512 |
| 6 CV | d × 0,798 | (d × 0,449) + 1 748 | d × 0,536 |
| 7 CV et plus | d × 0,836 | (d × 0,473) + 1 818 | d × 0,564 |
Barème 2026 des motos, scooters et cyclomoteurs
Motos et scooters de plus de 50 cm³
| Puissance fiscale | Jusqu’à 3 000 km | De 3 001 à 6 000 km | Au-delà de 6 000 km |
|---|---|---|---|
| 1 ou 2 CV | d × 0,395 | (d × 0,099) + 891 | d × 0,248 |
| 3, 4 ou 5 CV | d × 0,468 | (d × 0,082) + 1 158 | d × 0,275 |
| Plus de 5 CV | d × 0,606 | (d × 0,079) + 1 583 | d × 0,343 |
Cyclomoteurs de 50 cm³ et moins
| Jusqu’à 3 000 km | De 3 001 à 6 000 km | Au-delà de 6 000 km |
|---|---|---|
| d × 0,315 | (d × 0,079) + 711 | d × 0,198 |
Pour les deux-roues électriques, la même majoration de 20 % s’applique au montant calculé.
Comment calculer ses frais kilométriques
- Relevez la puissance fiscale du véhicule sur la carte grise.
- Additionnez les kilomètres professionnels parcourus dans l’année (trajets domicile-travail et déplacements professionnels, selon votre situation).
- Repérez la tranche de kilométrage correspondante dans le tableau.
- Appliquez la formule, puis majorez de 20 % si le véhicule est électrique (déjà intégré dans le tableau dédié).
Exemples de calcul
- Voiture thermique de 5 CV, 12 000 km dans l’année : (12 000 × 0,357) + 1 395 = 5 679 €.
- Même trajet en voiture électrique de 5 CV : (12 000 × 0,428) + 1 674 = 6 810 €.
- Voiture de 6 CV, 3 000 km dans l’année : 3 000 × 0,665 = 1 995 €.
La règle des 40 km pour les trajets domicile-travail
Pour un salarié qui déclare ses frais réels, les trajets domicile-travail sont retenus en totalité si la distance est de 40 km ou moins. Au-delà, la distance retenue est limitée à 40 km par trajet, sauf circonstances particulières liées à l’emploi ou à la situation personnelle, à justifier. Exemple : un salarié qui habite à 50 km de son travail et s’y rend 220 jours par an peut retenir 40 × 2 × 220 = 17 600 km.
Ce que couvre le barème
Le barème couvre la dépréciation du véhicule, l’entretien, les réparations, les pneus, le carburant (ou la recharge pour un véhicule électrique) et l’assurance. Les frais de péage, de stationnement et les intérêts d’un emprunt contracté pour acheter le véhicule (au prorata de l’usage professionnel) peuvent s’y ajouter, sur justificatifs.
Employeurs : rembourser des indemnités kilométriques
Lorsqu’un salarié utilise son véhicule personnel pour les besoins de l’entreprise, l’employeur peut lui verser des indemnités kilométriques. Le barème fiscal sert alors de référence pour les cotisations sociales.
Une exonération dans la limite du barème
Les indemnités kilométriques sont exonérées de cotisations et de contributions sociales dans la limite du barème. La part qui dépasse le barème est réintégrée dans l’assiette des cotisations, comme du salaire.
Exemple : un salarié parcourt 300 km par mois pour ses rendez-vous clients avec une voiture de 4 CV, soit 3 600 km dans l’année. Au barème, l’indemnité annuelle exonérée est de 3 600 × 0,606 = 2 181,60 €, soit 181,80 € par mois.
Les justificatifs à conserver
En cas de contrôle URSSAF, l’employeur doit pouvoir justifier, pour chaque salarié indemnisé :
- le moyen de transport utilisé et sa puissance fiscale (copie de la carte grise) ;
- les distances parcourues et le motif des déplacements ;
- le nombre de trajets effectués chaque mois ;
- pour les trajets domicile-travail indemnisés, la distance entre le domicile et le lieu de travail et les raisons qui obligent le salarié à utiliser son véhicule.
Les tribunaux ont déjà validé des redressements lorsque l’employeur ne pouvait pas justifier la situation individuelle de chaque salarié. Un tableau mensuel des déplacements, signé par le salarié, est la pratique la plus sûre.
Et les trajets domicile-travail ?
En principe, les trajets entre le domicile et le lieu de travail habituel ne donnent pas lieu à des indemnités kilométriques. Ils peuvent toutefois être indemnisés en franchise de cotisations lorsque le salarié est contraint d’utiliser son véhicule personnel, par exemple en l’absence de transports en commun ou en raison d’horaires de travail incompatibles. L’employeur peut aussi recourir à d’autres dispositifs, comme la prise en charge des frais de carburant ou le forfait mobilités durables.
Indépendants, dirigeants et micro-entrepreneurs
- Dirigeants assimilés salariés (président de SAS, gérant minoritaire de SARL) : ils peuvent être remboursés par leur société en indemnités kilométriques, selon les mêmes règles que les salariés.
- Professions libérales au régime de la déclaration contrôlée (BNC) : elles peuvent évaluer leurs frais de véhicule à l’aide du barème kilométrique, à la place des frais réels, sous conditions.
- Micro-entrepreneurs : ils ne peuvent pas déduire leurs frais kilométriques. L’abattement forfaitaire appliqué à leur chiffre d’affaires est réputé couvrir l’ensemble de leurs charges.
Pour choisir la méthode la plus avantageuse selon votre statut, un expert-comptable reste le meilleur interlocuteur.
Questions fréquentes sur le barème kilométrique
Quand sera publié le barème kilométrique 2027 ?
Le barème applicable aux revenus 2026, déclarés en 2027, est attendu au printemps 2027. En 2026, l’administration a reconduit le barème de 2025 sans le revaloriser.
Le barème kilométrique est-il obligatoire ?
Non. Un salarié qui déclare ses frais réels peut retenir ses dépenses réelles de véhicule, sur justificatifs. Le barème est une méthode simplifiée et le plus souvent retenue.
Faut-il majorer le barème pour une voiture hybride ?
Non. La majoration de 20 % est réservée aux véhicules 100 % électriques. Les hybrides relèvent du barème des voitures thermiques.
Un employeur peut-il verser plus que le barème ?
Oui, mais la partie qui dépasse le barème est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu comme un complément de salaire.
Barème vérifié le 16 octobre 2026 sur economie.gouv.fr (barème des frais kilométriques, revenus 2025). Cette page sera mise à jour à la publication du barème suivant.
